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Géographie et chiffres
cléfs
Superficie : 4 444 hectares (44,44 km²) dont d'importantes réserves forestières
Population des Grassois : 43 874 habitants au recensement de 1999. 129e ville de France et 5e des Alpes-Maritimes en terme de population.
Densité de population : 987 hab/km²
Logements : Total = 21 917, Appartements = 61,6%, Maisons individuelles = 36%, Autres = 2,6%
La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude : de moins de 100 à plus de 1000 mètres.
L'habitat ancien (du XVIIe siècle au XVIIIe siècle) surtout concentré au centre ville sous la forme d'immeubles de hauteur limitée dans des ruelles étroites et sombres cohabite avec des villas et hôtels particuliers du XIXe siècle, souvenirs des premiers touristes de la ville, et des maisons modernes, signes de l'expansion démographique principalement dans les hameaux autour du centre.
Aux emplacements des anciennes cultures d'oliviers et de fleurs l'habitat se disperse. La commune compte d'importantes zones forestières (1/4 du territoire est en réserve naturelle communale).
On note des routes secondaires étroites et vers le centre-ville (zone en forte pente) des « traverses » - escaliers et chemins permettant un passage à pied entre rues horizontales. Au total, Grasse contient 200 kilomètres de voirie communale.
Autour du centre ville, les quartiers se composent en hameaux :
Vue des hameaux du Sud depuis le centre villeMagagnosc ou "Magonoshc". Apparaît dès 1248 sous le nom de "Magagnosc, faubourg de Grasse". Les hameaux de Magagnosc ont été longtemps en procès contre la ville de Grasse, revendiquant leur autonomie. Deux requêtes adressées au Roi en 1615 et en 1621 n'apportèrent rien à cette cause. Le 29 novembre 1820, Magagnosc obtient un adjoint spécial. Une grotte néolithique a été trouvée par Marcellin Chiris à Magagnosc. Son église date du XVe siècle. En 1901, Magagnosc comptait 348 habitants.
Le Plan. Succursale de Grasse depuis le 24 mars 1743. Comprend la Paoute, ancien domaine de la famille de Sartoux, puis de la mairie de Cannes, Moulin de Brun, traversé par une ancienne voie romaine, St Joseph, avec un ancien lac disparu subitement en 1816 et Sainte Marguerite. le Pont du Plan date de 1784, le mur de Jeu de paume, la fontaine et le lavoir, alimentés par l'eau du Canal de la Siagne, de 1878 et le groupe scolaire de 1886-1887. en 1901, le Plan comptait 784 habitants.
Plascassier, nom issu de "Plan Escassier" et "Planscassier". Ce hameau a sa propre paroisse créée en 1770, l'église ayant été restaurée en 1882. La fontaine, inaugurée le 10 mai 1891 est alimentée par l'eau du foulon. En 1901, Plascassier comptait 453 habitants
Saint-François, anciennement appelé "camp rousse en ribes". Lors de la construction de la Chapelle Saint-François de Salles, le quartier prit son nom.
La Blaquière. De "blachia", terre parsemée de chênes. C'est aujourd'hui le nom d'une cité de HLM
Les Aspres ou "Les Aspros". Quartier traversé par le Canal de la Siagne, orné de côteaux abrupts et rocheux.
La Marigarde ou "maligardo". La construction du Pont de la Marigarde en 1455 évita le passage dangereux entre deux cours d'eau. Le réseau d'égouts de la ville débouche depuis 1895 dans ce qui est aujourd'hui une station d'épuration.
Saint-Jean. Du nom de sa chapelle : Saint-Jean de Malbosc.
Saint-Jacques. Du nom de sa chapelle. Il y eut un arrêt de chemin de fer.
Sainte-Anne. Du nom de sa chapelle.
Saint-Matthieu. Du nom de sa chapelle.
Saint-Antoine. Du nom de sa chapelle.
Histoire
Antiquité
Les premières traces d’existence humaine dans le pays de Grasse datent du néolithique. Des archéologues grassois du XIXe siècle tels que Paul Goby, Marcellin Chiris, Adrien Ghébart ou Casimir Bottin ont décrit et étudié les vestiges d’une activité humaine remarquable : dolmens, dolmens à couloir, tombes à chambre carrée, tumuli, « bories »,… mettent en évidence l’existence d’une population plus importante qu’ailleurs. Plus étrange, ils y découvrent de grosses enceintes faites d’énormes blocs dont l’utilité reste mystérieuse et qu’ils appellent « Castellaras ».
Durant l'Antiquité, la Provence a vu de nombreuses civilisations la parcourir et parfois s’y installer comme les Ligures, les Phéniciens, les Carthaginois ou encore les Grecs. Mais ceux qui se sont le plus fixés à Grasse sont sans doute les Romains. Outre les nombreux vestiges présents dans le Pays de Grasse, on peut en effet affirmer qu’un poste romain y a existé. De plus, à la place de l’actuelle chapelle de Saint-Sauveur ou de Saint-Hilaire se tenait un temple dédié à Jupiter.
Les envahisseurs barbares n’eurent pas de difficulté à envahir la Provence orientale qui tomba aux mains successivement du patrice Stilicon (416), des Burgondes (443), des Ostrogoths (493), des Francs (534), puis des Lombards (817).
Moyen
Âge
En 875, la Provence se rattache au Royaume de France et Boson, nouveau roi, lui fait signer acte d’allégeance le 15 octobre 879. Grasse refuse de le signer et se détache donc de la Provence. Elle se rattache alors au Royaume de Lombardie sous le règne de Charles II le Gras en 879, puis au Royaume de Bourgogne Jurane sous Rodolphe II, au Royaume d’Arles sous Rodolphe
III. Dévastées par les Arabes, Grasse et sa région sont reconquises par les princes d’Arles qui donnent la Ville au Chevalier Rodoard qui avait aidé à cette libération. Rodoard est le fondateur de la maison de Grasse. Les Seigneurs de Grasse mirent en place un régime féodal qui fut contesté par les grassois et qu’ils rejetèrent avec l’aide de Monseigneur Mainfroy de Garibaldi. Ainsi, dès 1138, le comte Raymond de Grasse n’a plus d’autorité sur la ville, mais seulement sur ses possessions antiboises.
Nouvellement libre, alors que partout ailleurs, se tiennent encore des régimes féodaux, le peuple grassois abolit le servage. Une aristocratie se forme et prend le pouvoir, sous forme de consuls élus pour un an au nombre de quatre. Ils représentaient la ville auprès des autres républiques, des seigneurs, des villes voisines, de l’évêque, ils possèdent le pouvoir judiciaire, bien qu’assistés par des « judex consulum », ils organisent la défense de la ville, fixent les impôts et nomment les fonctionnaires de la ville.
En 1171, le Consulat signe un traité politique et commercial avec Gênes d’une durée de 29 ans et qui fut le premier d’une longue série qui dura près de trois siècles. En 1179, c’est avec Pise que Grasse signe un traité pour 26 ans. La ville aime commercer avec des villes indépendantes comme Gênes en exportant ou important toiles, cuirs, blé, peaux brutes, peaux tannées, vin et bétail. Sa nouvelle liberté fait fleurir le commerce avec les villes voisines qui cherchaient a conclure des alliances avec les Consuls. Ainsi, en 1207, les Comtes de Castellane offrirent à Grasse un droit de passage et de pâturage sur leurs terres. En 1212, c’est au tour du Seigneur de Séranon de conclure les mêmes accords.
Les évêques d’Antibes s’installent à Grasse et le Pape Innocent IV transporte officiellement le siège épiscopal d’Antibes à Grasse le 19 juillet 1244. Mais cette importance grandissante attire l’attention du Comte de Provence Raimond Bérenger qui attaque la ville. Et malgré une défense héroïque menée par le Chevalier Hugues Sicard de Tourettes, Grasse est vaincue en 1220 et rattachée au Comté de Provence.
Le Comte de Provence prend possession des deux tours du Puy et de la Foux le 24 juillet 1227. Il maintint les consuls, mais nomme un juge et un bayle et instaure de nouveaux impôts : l’albergue, le droit de ban, les chevauchées (ou cavalcades), l’aide aux quatre cas et la gabelle du sel.
Sicard, le bayle nommé à Grasse pour rendre la justice au nom du Comte fit de Grasse un chef-lieu de baylie. En 1250, Grasse devint également chef-lieu de Viguerie. Le viguier rendait, lui, la justice au nom du Roi, mais possédait aussi un rôle administratif immense et le Conseil municipal mit du temps à imposer son autorité face à un tel personnage, premier fonctionnaire de la Ville. Hiérarchiquement, sous le viguier, une organisation administrative importante se met en place avec des sous-viguiers ou lieutenants de viguerie, des juges, des clavaires, des regardeurs… La Viguerie de Grasse comprend alors Briançonnet, La Motte, Saint-Vallier, Auribeau, Le Rouret, La Garde,
Mouans, Escragnolles, Avignonnet, Saint-Cézaire, Le Bar, Gourdon, La Roquette, Mougins, Biot, Cannes, Roquefort, Châteauneuf,
Opio, Caussols, Clermont (au XIXe siècle, en 1822, par décision royale, la commune du Clermont est rattachée à Châteauneuf) , Sartoux, Cabris,
Saint-Panduce, Cipières, Canneaux, Touron, Pégomas, Magagnosc, Antibes, Auria, Olive, Garbies, Valettes, Calian, La Malle, Thorenc, Andon, Arlucques et Revert. Au travers de cette viguerie, on voit déjà se dessiner le Pays de Grasse.
Grasse obtient des privilèges du Comte de Provence, puis des Rois et Reines de France : liberté de commerce, liberté de l’héritage, droit d’affouage et de pâturage dans les lieux voisins, baisses et exemptions d’impôts, liberté de culture et d’élevage, droit de posséder une cloche, indulgences judiciaire, charité aux pauvres de Grasse. La famille royale fut ainsi reconnaissance de la fidélité de Grasse à sa cause jusqu’à Louis XIV qui respecta moins ces franchises. L’artisanat de la tannerie est la principale activité économique et commerciale.
Le XIVe siècle est celui des religieux qui construisent de nouveaux couvents et agrandissent les remparts pour les protéger. Derrière ces nouvelles fortifications, on crée de nouvelles maisons, autour de la Place aux Aires. La population s’accroît. En 1321, Grasse compte 6000 habitants.
Le XVe siècle est le théâtre de nombreux malheurs. Pour protéger la Provence des troupes meurtrières du Roi Alphonse d’Anjou, les Grassois se battent et s’affaiblissent. Puis, ce sont deux épidémies de peste en 1451 et 1470 qui tuent le tiers de la population. En 1482, Louis XI agrandit son Royaume et annexe la Provence. Grasse devient française.
Renaissance
Pendant la Renaissance, Grasse doit encore subir l’invasion de Charles Quint, au cours de laquelle la ville est incendiée et pillée. En 1589, Grasse prend position en faveur d’Henri IV et de son Édit de Nantes dans les guerres de religion, ce qui lui attire les foudres du Baron de Vins qui fait le siège de la ville pendant huit jours. Grasse se rend, mais le baron est tué.
Durant le XVIIe siècle, Grasse se relève. C’est l’apogée de l’industrie de la tannerie, mais aussi le début de celle du parfum et des « gants parfumés »
Grasse est connue au siècle des Lumières pour l’intervention cruciale des troupes navales de l’Amiral de Grasse, issu de la lignée des Comtes de Grasse, dans la victoire des États-Unis d’Amérique contre les colons anglais. C’est à bord de « La Ville de Paris » qu’il remporte la victoire de Chesapeake.
Jean Honoré Fragonard, enfant de Grasse devient « Peintre du Roy » sous la pression de la Marquise de Pompadour.
Des hôtels particuliers sont construits pour la noblesse provençale (les Clapiers-Cabris, les Court de Fontmichel…) qui aiment séjourner à Grasse. La Place aux Aires s’embellit avec la construction d’une fontaine.
1792, c'est la Révolution. À la proclamation de la République, l’extrême gauche s’empare de la mairie. Grasse est alors une ville de tradition opportuniste et commerçante, globalement opposée à la Révolution. Bien que l'on puisse croiser sur des maisons l’inscription suivante : « Ici on s’honore du titre de citoyen. Les hommes sont égaux devant la Loi. Respect à la Loi et ses Ministres. », une guillotine est installée où sont exécutés trente « ennemis du peuple » et de nombreux Grassois sont emprisonnés pour avoir montré leur hostilité à la Révolution.
Époque moderne
Le XIXe siècle est en revanche un siècle de prospérité. Le parfum se développe et Grasse devient « Capitale mondiale des Parfums ». Elle s’ouvre vers l’extérieur et de grandes usines apparaissent, signe d’adhésion à la Révolution Industrielle. C’est également le début du tourisme : on apprécie la qualité de vie, les paysages et le climat qui y règne. La Princesse Pauline y séjourne en 1811 et donne son nom au jardin où elle aime se reposer. De riches étrangers construisent de magnifiques villas et la ville s’enrichit en curiosités diverses. À la création des départements en 1790, Grasse appartenait au Var, dont elle fut même le chef-lieu de 1793 à 1795. Son arrondissement en fut détaché en 1860 pour former, avec le comté de Nice qui venait d'être rattaché à la France, les Alpes-Maritimes.
Au XXe siècle, Grasse garde sa réputation touristique et l’industrie des parfums se transforme et se modernise.
Héraldique
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Grasse au cours de l'Histoire:
« Agneau pascal, portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, le tout surmonté d'une couronne de Comte Bigarrée. »(XIIIème Siècle)
« D'azur à un agneau pascal, ayant son étendard d'argent orné d'une croix d'or et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef et une en pointe, de la devise suivante : Consules Grassae Dei Gratia (Consuls par la grâce de Dieu). » (1427)
« Agneau pascal, regardant la hampe de la bannière, portant une longue croix. » (1681).
« D'azur à une agneau posé sur un tertre de sinople, portant croix d'or et un étendard de gueules. » (1689).
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, regardant la hampe de la bannière de gueules, la tête entourée d'une auréole, chargée de trois tourteaux du troisième mal ordonné. » (1696).
« D'azur à un agneau pascal d'argent, la tête contournée et ornée d'un diadème d'or, chargé de trois tourteaux de gueules, deux en chef et l'autre en pointe, l'agneau portant une longue croix de gueules, à laquelle est attaché un guidon d'argent d'une croix de gueules. » (1706).
« Agneau pascal portant une croix, à laquelle est attaché un guidon. » (1769).
« Agneau pascal portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, écu chargé de troix tourteaux (l'agneau regardant à sénextre), le tout surmonté d'une croix de Comte. » (1787).
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, portant une croix sans pennon, du même, soutenu d'une champagne d'or, chargé à senextre d'une branche de jasmin en barre, à dextre, d'une branche d'olivier en bande, croisées en sautoir, le tout au naturel, franc-quartier des villes de deuxième classe, qui est à dextre, d'azur chargé d'un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même, brochant au neuvième de l'écu. » (1811).
« D'azur, à un agneau pascal ayant guidon d'argent, orné d'une croix et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef une en pointe. » (1814).
« D'azur, à un agneau pascal d'argent, posé sur une terrasse de sinople, portant une croix d'or et un guidon de gueules. »(1882).
Grasse connut un essor de la tannerie au XVe Siècle, ce qui explique que l'on retrouve l'agneau pascal, emblème des corporations de drapiers.
Administration
De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Grasse a été détachée du département du Var, dont elle était le chef-lieu, en 1860, pour former avec le comté de Nice, offert à la France de Napoléon III par le roi de Sardaigne suite à la participation française dans l'unification italienne, le département des Alpes-Maritimes.
Avant 1985, Grasse ne formait qu'un seul canton.
Grasse est chef-lieu de deux cantons :
Le canton de Grasse-Nord est formé d'une partie de Grasse (23 389 habitants) ;
Le canton de Grasse-Sud est formé d'une partie de Grasse et des communes d'Auribeau-sur-Siagne et Pégomas (28 891 habitants).
Économie
Au Moyen Âge, Grasse se spécialise dans le tannage du cuir. Une fois tannés, les cuirs sont souvent exportés vers Gênes ou Pise avec qui Grasse avait fait une alliance commerciale. Plusieurs siècles de cette intense activité furent les témoins de nombreux progrès techniques des industries de tannerie. Les cuirs de Grasse acquirent une réputation de grande qualité. Mais le cuir sent mauvais, chose qui ne plait pas à la noblesse qui porte des gants en cette matière. C’est Molinard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé. Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dés lors, le produit se répand à la Cour et dans toute la Haute Société et il fit de Grasse une réputation mondiale. Nous sommes au XVIIe siècle, c’est la grande époque des « Gantiers Parfumeurs ». Mais les taxes sur le cuir et la concurrence de Nice firent décliner l’industrie du cuir à Grasse et au cuir succéda le parfum. Les senteurs rares du pays de Grasse (lavande, myrte, jasmin, rose, fleur d'oranger sauvage, Mimosa) firent gagner à Grasse le titre de capitale mondiale du parfum. Le jasmin occupait il y a encore quelques décennies une main d'œuvre importante : les fleurs devaient être cueillies à la main au lever du jour, au moment où leur parfum est le plus développé, pour être traitées immédiatement par enfleurage à froid. Aujourd’hui encore, si les industries traditionnelles de parfum (Fragonard, Gallimard et Molinard) ne produisent de parfum que principalement pour le tourisme, de grandes usines modernes se spécialisent dans les aromates et parfums industriels
(Robertet, Arthes, Charabot, Mane).
Lieux et monuments
La Cathédrale romane : Initialement église Notre-Dame du Puy ou "Santa Maria de Podio", elle fut transformée en cathédrale lors du transfert de l'éveché d'Antibes à Grasse en 1244 au cours de travaux qui comprirent également la construction du Palais épiscopal qui tient lieu aujourd'hui de mairie. La cathédrale a pour saint patron Saint-Honorat et pour titulaire l'Assomption. Les deux portes latérales ont été murées et la porte principale a été décorée en 1714. La nef centrale mesure 55m sur 19 m fut construite au XIIIe siècle. Les murs font plus de 2m d'épaisseur. Dix colonnes austères et abimées par le terrible incendie du 19 Fructidor An III (1795) qui dura une semaine soutiennent le tout. Les orgues situées au dessus de l'entrée ont bénéficié d'une restauration en 1978. Sept cloches sonnent d'un clocher dépassant la cathédrale de 34m. La cathédrale expose de nombreux tableaux dont trois magnifiques Rubens, un Fragonard, un Charles Nègre, un Gaillard, un Sébastien Bourdon,... et de nombreux anonymes représentant les évêques de Grasse. La Cathédrale possède 6 vitraux et quatre statues de Baillet : Saint Mathieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean.
La Tour Sarrasine (30 m. de haut, carrée)
Hôtel de Ville (ancien éveché) : La porte monumentale de l'hôtel de ville en pierre de taille et sommée des armes de Grasse mène dans la cour intérieure où trône la fontaine surmontée par la statue de Ramuy représentant Grasse allégorisée. Sur la droite, on peut admirer la façade très conservée de l'ancien palais épiscopal. Au fond, un jardin discret offre un panorama sur le centre de la ville. A l'intérieur de la mairie, dans le hall, deux arceaux du XIIe siècle sont remarquables, tout comme la "chapelle privée des évêques de Grasse" (XIIe siècle) au deuxième étage, transformée aujourd'hui en salle des mariages
Musée Fragonard (musée consacré au peintre) : Créé à l'initiative de François Carnot avec l'aide de sa "Société Fragonard", le Musée Fragonard de Grasse se voulait être le musée régional qui manquait à la Provence Orientale. L'hôtel
Clapier-Cabris, vandalisé et dévasté pendant un siècle fut patiemment et méthodiquement rénové, puis rempli de mille trésors par de nombreux contributeurs enthousiastes. Inauguré en 1921, le musée, malgré son nom, n'exposa pas de toile de Jean-Honoré Fragonard durant plus de vingts ans. Aujourd'hui, il en possède treize des plus variés.
Les parfumeries : étape incontournable dans la visite de Grasse. Trois d'entre elles, Fragonard, Galimard et Molinard ouvrent leurs portes au public et proposent des visites guidées gratuites afin d'expliquer les procédés de fabrication du parfum. Il y est possible de créer soi-même son parfum ou son eau de toilette et de participer à toute les étapes de sa fabrication allant du ramassage de fleurs à la mise en flacon du parfum.
Musée de la Marine : L’Hôtel Pontevès datant du XVIIIe siècle, accueille ce Musée consacré à la vie et à la carrière d’un grand marin de Provence et de ses compagnons : François-Joseph Paul Comte de Grasse (1722-1788). Trente maquettes de navires sont exposées dans les salles voûtées de l’Hôtel.
Musée International de la Parfumerie : Ouverture en 1989, le musée retrace l'évolution des techniques et les 4000 ans d'histoire de la parfumerie à laquelle Grasse a largement contribué. Actuellement fermé jusqu'en 2007 pour cause de travaux : rénovation et doublement de la surface.
Musée provençal
Personnalités liées à la commune
Louis Bellaud de la Bellaudière (1543-1588), poète du XVIe siècle.
Yves Bertrand, né le 25 janvier 1944, ancien directeur des Renseignements généraux
Antoine Godeau (1605-1672) Evêque de Grasse et premier membre de l'Académie française de l'Histoire.
l'Amiral de Grasse (1722-1788). Noble né au Bar-sur-Loup, il commandait la flotte française envoyée par le roi Louis XVI lors de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique (fin du XVIIIe siècle) et remporta sur la flotte britannique la victoire de la baie de Cheasapeake alors qu'à terre se déroulait la bataille de Yorktown qui devait mettre fin à cette guerre. Un lycée de la ville porte son nom.
Honoré Fragonard (1732-1799), anatomiste célèbre pour ses "écorchés".
Jean Honoré Fragonard (1732-1806), peintre du XVIIIe siècle.
Maximin Isnard (1755-1825) député du Var pendant la Révolution, ancien Président de l'Assemblée Nationale et élu au Conseil des Cinq-Cents est né et mort à Grasse.
Statue de Jean-Honoré Fragonard à GrasseHonoré Théodore Maxime Gazan de la Peyrière (1765-1845) général sous le 1er Empire.
Napoléon 1er (1769-1821) Empereur des français, visiteur occasionnel de Grasse, il y fit une halte lors de sa remontée sur Paris en 1815. Il est contraint d'y abandonner, Place de la Foux, 4 canons, une berline et plusieurs voitures.
La Princesse Pauline Bonaparte (1780-1825) séjourna longtemps dans la ville à partir de 1811. Elle se promène souvent dans ce que sont aujourd'hui les Jardins de la Princesse Pauline.
Victoria du Royaume-Uni (1819-1901) (Reine du Royaume-Uni, fit honneur de sa présence du 25 mars au 28 avril 1891 dans la ville de Grasse, séjour au cours duquel elle visita les jardins d'Alice de Rothschild
Paul Goby (1879-1937) Archéologue et Auteur de la découverte du Plateau de la Malle.
Jean Ossola (1881-1932) Secrétaire d'État à la Guerre et ancien Maire de Grasse.
Gérard Philipe (1922-1959) Acteur, a grandi à Grasse au Parc Palace qui était présidé par son père pendant l'Occupation. Son grand-père fut maire de Grasse.
Jacques-Louis Lions (1928-2001) (fils de l'ancien maire Honoré Lions) et son fils Pierre-Louis Lions, mathématiciens. page sur Jacques-Louis Lions (anglais)
Charles Pasqua est né à Grasse en 1927. Homme politique français, ancien ministre de l'Intérieur.
Herbert George Wells, le célèbre écrivain anglais, qui y possédait la propriété de Lou Pidou. Wells et Eugène Dupont
Michèle Mouton, pilote de rallye est née à Grasse et a occupé la 14ème position sur la liste d'Hervé de Fontmichel aux élections municipales de 1989.
Édith Piaf (1915-1963) , chanteuse française est morte à Grasse (Plascassier).
Pierre Herbart (1903-1974), romancier et essayiste français est mort à Grasse.
Olivier Py, acteur et comédien français est né en 1965 à Grasse.
Ferdinand Springer (1907-1998), peintre-graveur est mort à Grasse.
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